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Nicolas Poussin, un chef-d'oeuvre réuni

Nicolas Poussin, un chef-d'oeuvre réuni

Poussin - Venus et Adonis © Musée Fabre / Montpellier Agglomération - cliché F. Jaulmes

7 Julho 2008 - 6 Outubro 2008

Le musée Fabre de Montpellier Agglomération expose, pour la 1ère fois en France, l’œuvre de Nicolas Poussin Vénus et Adonis , reconstituée exceptionnellement grâce à un partenariat unique avec le Metropolitan Museum de New York. Ainsi, les deux parties de cette œuvre, Vénus et Adonis du Musée Fabre et Paysage au dieu fleuve du Patti Birch Trust, déposé au Metropolitan Museum of Art de New York, seront réunies dans un seul et même cadre, restituant l’œuvre dans sa totalité. Déjà présentée à New York de février à mai 2008 dans le cadre de l’exposition Poussin and nature- Arcadian visions , la réunion de ces deux toiles constitue un événement exceptionnel dans le monde de l'histoire de l'art permettant la renaissance fabuleuse d'un chef-d’œuvre endormi depuis plus de deux siècles

L’histoire singulière de la toile Vénus et Adonis de Nicolas Poussin

Le tableau donné par François-Xavier Fabre en 1825 aurait pu demeurer essentiellement l'un des chefs-d'oeuvre du musée de Montpellier si son histoire ne s'était trouvée totalement bouleversée dans les années 1970 à la faveur d'une restauration de son support qui a permis de découvrir au revers de la toile originale une inscription : AGRI PROPE CRYPTAM FERRATAM PROSPECTUS A. NICO. Comparable à celles déjà relevées sur les œuvres ayant appartenu à Cassiano dal Pozzo (1588-1657), collectionneur et mécène de Poussin, elle révèle que le paysage représente le site de Grottaferrata, près de Rome, tandis que « NICO » peut aisément être considéré comme la moitié du prénom de Poussin. En 1980, Clovis Whitfield rapprocha ces informations de la mention d’une Vue de Grottaferrata au n°113 de l’inventaire de 1695 d’un héritier de Cassiano : sa longueur est supérieure à celle du Vénus et Adonis , mais en plaçant à sa gauche une autre toile attribuée à Poussin : Paysage au dieu fleuve, l’ensemble atteint la taille donnée dans l’inventaire et les compositions s’assemblent parfaitement. L’allongement inhabituel s’explique par le fait que, selon un inventaire ancien, la peinture servait de dessus-de-porte. Ainsi, le tableau original est une commande de Cassiono del Pozzo, resté chez ses descendants qui s’en sont séparés entre 1740 et 1771 ; puis elle a été coupée en deux à la fin du XVIIIe siècle et l’inscription au revers du tableau du Musée Fabre doit se poursuivre sur celui du Paysage au dieu fleuve qui est rentoilé, nous empêchant de vérifier cette hypothèse. La partie droite du Vénus et Adonis a été achetée par François-Xavier Fabre en Italie ; la partie gauche avec le dieu fleuve a été acquise vers 1863-64 par le peintre Hippolyte Flandrin (1809-1864), alors directeur de l’Académie de France à Rome, puis elle a appartenu à son frère Paul (1811-1902), à la famille Bulloz et, à partir de 1961, à Mme Patti Cadby Birch, galeriste à New York au début des années 1950 et collectionneuse passionnée d’œuvres de Man Ray ou Zao Wou-Ki. Aujourd’hui, elle est déposée au Metropolitan of Art de New York.

L’œuvre reconstituée est présentée au public montpelliérain durant l’été dans la salle 16 du musée Fabre – Montpellier Agglomération.

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