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Les prêts

Les prêts du musée Fabre

Courbet, La rencontre ou Bonjour M. Courbet ! © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

Les prêts d’œuvres consentis à d’autres musées contribuent au rayonnement du musée Fabre de Montpellier Agglomération en France et dans le monde.

Le prêt exceptionnel consenti par musée Fabre à la Fondation Beyeler du tableau de Gustave Courbet La Rencontre constitue un événement majeur. Du 7 septembre 2014 au 18 janvier 2015, le tableau rejoint, avec Le Bord de mer à Palavas , les chefs-d’oeuvre de l’artiste réunis à l’occasion de la vaste exposition « Gustave Courbet » organisée par la Fondation Beyeler, à Riehen, à proximité de Bâle.

Universellement célèbre, La Rencontre immortalise l’arrivée à Montpellier de Gustave Courbet, au mois de mai 1854. Il est représenté, son matériel de peintre sur le dos, au côté de son hôte et mécène Alfred Bruyas, jeune collectionneur âgé de 33 ans, accompagné de son domestique Calas. Le tableau s’inscrit dans la continuité des achats et commandes de l’année précédente, Les Baigneuses , La Fileuse endormie , et en particulier le Portrait d’Alfred Bruyas , dit Tableau-solution (musée Fabre), qui établit un véritable pacte d’amitié et de collaboration entre l’artiste et son mécène. Bruyas est convaincu d’avoir trouvé en Courbet un artiste capable de mener le combat de la promotion de l’art moderne à ses côtés. Comme l’ont noté la plupart des commentateurs, cette rencontre se situe « sur le terrain de l’art ».
Le tableau entre dans la légende lors de sa présentation à l’Exposition universelle de 1855, où  il « fait un effet extraordinaire », selon les dires du peintre. Mais le collectionneur n’en retire nulle reconnaissance officielle. Malgré la position centrale qu’il occupe dans le tableau, Bruyas apparaît, aux yeux de la critique et des caricaturistes qui se déchaînent, comme un obscur et naïf bourgeois de province qui s’est laissé abuser par un artiste vaniteux et manipulateur qui s’est mis en scène de la façon la plus avantageuse.
La portée symbolique de l’œuvre échappe totalement. Ce tableau élaboré durant les mois d’intimité, certes codé mais pourtant si éloquent et lumineux, est la risée de tout Paris, où on le nomme « Bonjour Monsieur Courbet ». Bruyas, blessé, soustrait le tableau à la vue du public jusqu’à sa donation à la ville en 1868.

La Rencontre illustre l’histoire de la Solution Bruyas-Courbet qui apparaît comme l’une des plus belles aventures artistiques du XIXe siècle français, demeurée à jamais vivante sur les cimaises du musée Fabre.

La liste des œuvres prêtées au cours de l'année 2014 est disponible en téléchargement :

 

Avertissement

Les œuvres prêtées ne sont plus visibles sur les cimaises du musée Fabre environ trois semaines avant le début des expositions temporaires. De même que le réaccrochage dans les salles du musée nécessite un délai de trois semaines.  

Vous pouvez retrouver les œuvres et leur documentation en consultant la base de données dans la rubrique ETUDIER de notre site.